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Certification RNCP - Label RNCP ou Répertoire National des Certifications Professionnelles

Annuaire des certifications

Le RNCP, bien plus qu’un simple annuaire des certifications !
Par Stéphanie Guzman | 11/02/2015

Le Registre National de La Certification Professionnelle est un outil capital dans le domaine de la formation continue. Bien qu’existant depuis 2002, c’est véritablement ces dernières années que son rôle essentiel auprès du grand public est apparu au grand jour.
Le RNCP,  un registre de plus de 9000 certifications reconnues sur l’ensemble du territoire national

Le RNCP est un gigantesque inventaire de toutes les certifications existantes. Il est géré par la Commission Nationale de la Certification Professionnelle, elle-même placée sous l'autorité du ministre en charge de la formation professionnelle.

Contrairement aux apparences, ce registre n’est pas qu’un simple annuaire des formations et des diplômes. Certes, il recense de droit tous les diplômes créés par l’Etat mais en ce qui concerne les certifications, l’enregistrement est loin d’être automatique. En effet afin que cet outil soit véritablement adapté au marché de l’emploi,  n’entre pas au RCNP qui veut.

Pour qu’une certification soit enregistrée, il faut que l’organisme certificateur remplisse un lourd dossier. Parmi les éléments demandés : prouver que trois promotions sont rentrées sur le marché du travail et que la certification est accessible via la VAE. Le RNCP n’accepte que des certifications menant à un métier. Des certifications de logiciel ou en langues n’y seront donc pas listées.

L’instruction d’un dossier prend en général plus de six mois.

Plus de 9000 certifications étaient inscrites au registre fin 2013 et le rythme s’accélérant, le cap des 11 000 certifications sera sans doute franchi dans les tous prochains mois.
Comment ça marche

Pour l’utilisateur, la recherche d'une certification sur le registre n’est pas évidente à la première utilisation. En effet le RNCP est si complet qu’on peut aisément s’y perdre et malheureusement le moteur de recherche est loin d’être ergonomique.

Il existe deux modes de recherche : simple et avancée.

La recherche simple se fait soit par domaine professionnel, soit par mot clé. Quand la recherche  simple fait apparaître de trop nombreuses réponses ou que vous avez déjà une idée précise de  se que vous cherchez, n’hésitez pas à utiliser la recherche avancée qui permet l'affichage de plus de critères : intitulé de la certification, autorité responsable de la certification, abrégé de la certification.

Lorsque vous parvenez sur la page de la certification choisie, vous avez accès à une quantité impressionnante d’information : modalités d’accès, durée de validité de la certification (de 1 à 5 ans) mais surtout, vous pouvez obtenir le détail des compétences acquises et le référentiel emploi, c’est à dire la liste des métiers susceptibles d’être exercés une fois la certification acquise.
Pourquoi utiliser le RNCP?

Le principal avantage du RNCP est de vous permettre de vous documenter et vous aider dans le choix de votre formation notamment  en vérifiant que celle-ci est bien adaptée au marché du travail.  

Autre intérêt du registre: toutes les certifications présentes sur le RNCP sont éligibles au CPF et donnent obligatoirement accès à la VAE : un excellent moyen pour faire un premier tri parmi les milliers de formations qui s’offrent à vous.

 

 


Dossier réalisé par Sophie de Tarlé pour le magazine l'Etudiant  |  Publié le 03.05.2012

Créé en 2002, le RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) connaît un succès grandissant. En 2013, 427 demandes d’enregistrement ont été traitées dans l’année (contre 331 en 2010).


Le site du RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) est devenu, en quelques années, le site de référence pour les titres et les diplômes. La progression a continué en 2013 avec des pics de plus de 9.000 visites quotidiennes. Les questions affluent sur le site avec en moyenne 40,6 questions par semaine (en augmentation de 14 % par rapport à l’année 2012). Voici quelques clefs pour comprendre les enjeux autour de ce répertoire.
Qu’est-ce que le RNCP ?

Sous tutelle du ministère en charge de la formation professionnelle, le Répertoire national des certifications professionnelles contient les fiches descriptives de chaque certification ayant valeur nationale accessible par la voie de la formation initiale ou continue ou par la VAE (validation des acquis de l’expérience). Il a été créé dans la continuité de la commission technique d’homologation.

Chaque fiche précise les éléments de compétences acquises après la formation, l’emploi occupé, le secteur d’activité et les modalités d’accès à la formation. Le RNCP ne comporte que des certifications à visée directement professionnelles, et ne prend donc pas en compte des diplômes généraux (bac général, brevet).

Les diplômes et titres sont classés par domaine d’activité et par niveau. Le niveau III correspond au bac+2, le niveau II au bac+3/4, le niveau I au bac+5. La durée des études peut être courte, mais jamais inférieure à trois mois. Quant à l’enregistrement, il n’est pas éternel, mais peut être décidé pour cinq ans (la majorité des cas en 2013), parfois quatre ou trois ans, mais aussi deux et même un an.
Qui est concerné ?

Fin 2013, le répertoire comptait 9.041 fiches, dont 5.794 certifications de droit et 3.247 certifications enregistrées sur demande.

Quelle est la différence ? Les établissements dont les diplômes sont délivrés par l’État ou au nom de l'État ainsi que les titres d’ingénieur sont inscrits de droit au RNCP et peuvent bénéficier d’une démarche simplifiée.

Parmi les titres certifiés de droit, l’origine est très variée : on compte 235 diplômes issus de formations sous tutelle du ministère de l’Agriculture, 12 de la DGAS (Direction générale de l’action sociale), 3.793 de l’enseignement supérieur, 746  de l’Éducation nationale, 409 de l’emploi, 150 de la jeunesse et des sports, 8 dans la santé et 441 titres d’ingénieur.
Quel est l’intérêt de l’inscription au répertoire ?

Pour un établissement, l’inscription au RNCP comporte plusieurs avantages. Intérêt numéro un : proposer un diplôme dont la valeur est reconnue par l’État. Et pour une formation qui n’a rien d’autre à faire valoir, comme les écoles d’art notamment, c’est un atout concurrentiel non négligeable.

"Cela nous a permis de remplacer le BTS par un titre certifié, explique Dominique Savard, directrice de l’atelier Chardon Savard, une école de mode. Le titre certifié nous permet de garder notre liberté pédagogique, car le nouveau BTS accordait peu de place à l’enseignement technique et au modélisme en particulier, ce qui pour nous semblait indispensable", ajoute-t-elle. Et les titres RNCP commencent à intéresser les familles. "Quoi qu’on en dise, dès qu’une école affiche un niveau de certification, c’est un avantage concurrentiel par rapport à une autre qui n’en possède pas", note Marie-Luce Raigneau, du cabinet MLR Consultants.

"En plus de rassurer les familles, cette reconnaissance par l’Etat a une grande importance à l’international, pour les étudiants asiatiques en particulier qui, du coup, restent plus longtemps dans l’école. Cela facilite aussi les partenariats avec les établissements étrangers", estime pour sa part Laurent Baley, directeur du développement de Creapole qui a obtenu le niveau 1 en designer industriel fin 2013.

    Un titre RNCP est un avantage concurrentiel pour une école (M.-L.Raigneau)

Autre atout : l’enregistrement au répertoire offre la possibilité d’ouvrir ses diplômes à la formation professionnelle via le Fongecif par exemple, ainsi qu’à l’apprentissage et aux contrats de professionnalisation. "Les régions privilégient la plupart du temps les formations certifiées lors des appels d’offre", indique George Asseraf, président de la CNCP (Commission nationale de la certification professionnelle). L’enregistrement au RNCP est un préalable indispensable pour proposer son diplôme à la VAE (validation des acquis d’expérience). Ce qui signifie des sources de revenus potentielles pour les établissements. Et de plus en plus d'organismes acceptent de financer une formation, uniquement si celle-ci est certifiée.

Enfin, "à l’heure des faux diplômes, cette certification permet d’offrir une vitrine officielle de l’offre de formation française", précise le président de la CNCP. Les fiches commencent d'ailleurs à être traduites en anglais.

Pour les universités dont les diplômes nationaux sont inscrits, cette tâche jugée fastidieuse n’est pourtant pas dénuée d’intérêt. L'enjeu est de rendre intelligible la description des diplômes pour le public et les partenaires socio-économiques des universités.
"Cela permet de mettre en valeur nos diplômes universitaires, notamment auprès des employeurs potentiels et d’aider ainsi à l'insertion professionnelle de nos diplômés. La fiche RNCP constitue un outil de communication pour nos partenaires socio-économiques", relève Jean-Marc Meunier, chargé de mission Formations et numérique à l'université Paris 8-Saint-Denis (93).
Un titre certifié permet-il une équivalence de droit vers un titre supérieur ?

Cependant, et c’est le gros problème des titres RNCP, il n’existe pas d’équivalence de droit entre deux titres certifiés. Ainsi, un étudiant titulaire d’un titre certifié niveau III ne peut pas intégrer directement un diplôme certifié de niveau II, même dans le même domaine d’activité.

Il n’existe pas non plus d’équivalence de droit pour intégrer une formation universitaire, contrairement à ce qu'avancent beaucoup de directeurs d'écoles privées.  Dès lors, comme l'explique Georges Asseraf, "les demandes se font au cas par cas".

 

Pour consulter l'annuaire RNCP